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Séminaire « Espace(s) de la littérature comparée »

Dans la continuité du séminaire « Positions et Transpositions : qu’est-ce que la littérature comparée aujourd’hui ? », les jeunes chercheurs du groupe « Transpositions » du Cielam souhaitent reconduire la réflexion menée sur l’évolution de la discipline de la littérature comparée, en se donnant pour point de départ la question problématique de l’espace.

Présentation

La littérature comparée constitue sans nul doute un espace complexe car hétérogène tant dans la variété des sujets qu’elle aborde que dans la volonté de ne pas se restreindre à un seul domaine linguistique, culturel ou disciplinaire. De là provient certainement la difficulté» que peut ressentir le jeune chercheur à l’heure de définir sa discipline, mais également la très grande liberté qui lui est offerte dans sa pratique. « Liberté et refus des frontières (linguistiques et/ou culturelles). Ce sont là sans doute deux principes fondamentaux de l'activité comparatiste... », disait ainsi Didier Souiller : dès lors, comment, parvenir à se positionner dans le (les) espace(s) de la littérature comparée ? Comment envisager les frontières –si l’on postule qu’il y en a, entre la littérature et les autres domaines de l’activité humaine, et plus particulièrement pour nous, de la recherche universitaire ?

Le séminaire élargirait ainsi les problématiques soulevées lors des précédentes sessions en se proposant de travailler plus particulièrement sur les interrogations soulevées par la littérature comparée au prisme de la notion d’espace. Les séances pourront ainsi par exemple s’organiser autour des axes suivants, qui tendent tous à essayer de définir ou redéfinir les espaces possibles dans lesquels s’étend le champ de travail de cette discipline :

  • La notion d’espace pourra d’abord être questionnée directement à partir de l’objet d’étude de chacun dans sa recherche même : l’espace  circonscrit par l’ensemble des textes du corpus est par exemple une donnée cruciale dans la définition de ce qu’est ou doit-être une thèse de littérature comparée. Or cet espace ne va pas de soi, le critère de la présence d’au moins une langue étrangère[1] excluant a priori par exemple des corpus composés d’auteurs de même langue mais appartenant à des espaces territoriaux, politiques et culturels extrêmement différents qui pourraient peut-être justifier de l’inscription de la thèse en littérature comparée. En somme, l’enjeu est de savoir comment nous circonscrivons chacun notre propre espace de recherche dans une discipline où, nous l’avons déjà souligné, l’hétérogénéité des sujets d’étude implique une attention particulière dans la définition et la justification même de son travail.
  • D’autre part, nous pourrons également interroger l’ « espace » même que partagent les comparatistes entre eux au sein de l’Université : la multiplicité des objets d’études permet-il réellement de considérer l’espace de la littérature comparée comme un tout unifié aux frontières clairement délimitées ? Ou ne pourrait-on pas plutôt penser le de la littérature comparée comme une imbrication d’espaces multiples et divers reliés entre eux par une démarche, un geste qui serait commun aux chercheurs de cette discipline ? Si oui, comment, en tant que jeunes chercheurs, définirions-nous la spécificité de cette démarche, de ce geste comparatiste ?
  • Nous pourrions enfin interroger les spécificités et les liens qu’entretient la littérature comparée avec les autres champs de la recherche universitaire : celui de la littérature française, d’abord, avec laquelle la littérature comparée entretient de fait d’étroits rapports disciplinaires, mais aussi ceux  des autres disciplines des arts et des sciences humaines. Comment considère-t-on et envisage-t-on, en tant que comparatistes, les frontières, souvent poreuses, entre toutes ces disciplines ?

Dans cet objectif, l’objet de ce séminaire sera, pour cette seconde édition, de rassembler de nouveau les doctorants et jeunes chercheurs comparatistes autour de ces problématiques tout en maintenant l’esprit général de partage et de soutien instauré lors des séances passées. Les enjeux de ce séminaire restent ainsi les mêmes : permettre aux jeunes chercheurs de réfléchir sur leur propre pratique de la discipline et sur celle des autres participants, afin de leur permettre de circonscrire eux-mêmes de manière plus claire leur propre espace de travail, et d’accentuer le champ de visibilité de leurs travaux.

Cette année encore, le séminaire pourra accueillir des étudiants doctorants ou des jeunes chercheurs, ayant soutenu leur thèse depuis moins de trois ans, principalement dans la discipline de la littérature comparée, mais aussi provenant d’espaces transversaux, en particulier dans les domaines des arts et des sciences humaines.


Calendrier des séances :

  • 19 février
  • 19 mars
  • 16 avril
  • 7  mai
  • 4 juin

Contact :

Présentation du séminaire sur le carnet de recherche de l'équipe Transpositions du CIELAM d'Aix-Marseille.


[1] Réflexions sur les thèses en littérature comparée, Synthèse de la journée du 23 mai 2008 organisée par la SFLGC (http://www.vox-poetica.com/sflgc/theses.html).

 

Manifestation Cielam

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