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« Moi, j’écris des pièces qui ne sont ni profondes, ni tragiques. », Le suicide dans l’œuvre de Bernard-Marie Koltès

Florence Bernard
Article dans les actes d'un colloque
Recherches Textuelles, n°12 : Violences et désirs dans l’œuvre de Koltès et dans le théâtre contemporain
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Raymond Michel et André Petitjean
Editeur: 
CREM, Metz
2016
p. 63-78
n° ISBN: 
978-2-909498-28-7

Présentation du numéro :

La violence et le désir semblent être consubstantiels au théâtre. En effet, qu’elle soit montrée ou racontée la violence sous toutes ses formes (physique, verbale, morale, sociale, politique...) a toujours été thématisée et figurée dans les œuvres dramatiques depuis leurs origines antiques. Cela témoigne de la faculté de l’art – du théâtre en particulier – d’exprimer et de faire retour sur les différentes formes d’horreur dont est capable « l’inhumaine humanité ». Il en est de même pour le désir qu’il soit considéré comme une « incurable insuffisance d’être » ou un élan vital.

Le théâtre de B.-M. Koltès se révèle donc être un champ d’investigation et d’expérience pour le lecteur/spectateur tout à fait précieux pour l’aider à « penser » les liens qui lient indissolublement violences et désirs. En effet, se confronter à des œuvres dramatiques, c’est se donner l’occasion de plonger dans l’abîme du désir et de la violence, en espérant pouvoir l’illuminer ne serait-ce qu’une seconde.

C’est ce à quoi s’attachent les communications de cet ouvrage qui examinent les œuvres de B.-M. Koltès, tout en ménageant une ouverture vers les écritures contemporaines. Et pour ce faire, des points de vue théoriques différents (linguistique, philosophique, anthropologique, psychanalytique) ont été convoqués, de telle sorte qu’une confrontation et un dialogue s’instituent entre eux.

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