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Le roman amérindien contemporain pour la jeunesse ou la récupération autochtone d’un capital culturel bafoué

Crystel Pinçonnat
Article dans une revue
Loxias, n° 56 : Éloge des ‘Peuples premiers’ en Amérique
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Odile Gannier
Editeur: 
Faculté des Lettres de Nice
2017
n° ISBN: 
1765-3096

Résumé :

Pour lutter contre les représentations stéréotypées et diffuser auprès des jeunes lecteurs des images diversifiées des cultures amérindiennes contemporaines, un certain nombre d’associations nord-américaines (comme The American Indian Library Association) et de sites spécialisés promeuvent aujourd’hui, par le biais de prix littéraires et de comptes rendus de leurs œuvres, les textes de romanciers amérindiens. Ici et là, ce sont souvent les mêmes titres qui sont retenus : The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian (Le Premier qui pleure a perdu), premier texte pour la jeunesse de Sherman Alexie (National Book Award 2007), Hidden Roots (2004) et Heart of a Chief (2001) de Joseph Bruchac, The Birchbark House (finaliste du National Book Award en 1999), première incursion de Louise Erdrich dans la littérature pour la jeunesse, et Rain is Not My Indian Name (2001) de Cynthia Leitich Smith, une voix plus récente. À partir de l’étude de ces récits produits par des écrivains de renom qui revendiquent leur appartenance tribale, on analysera les principales stratégies grâce auxquelles ils contrecarrent les stéréotypes toujours à l’œuvre aujourd’hui dans la société nord-américaine et développent, parallèlement, chez les jeunes lecteurs une meilleure connaissance des peuples autochtones et de leur histoire. Bien que donnant des gages de véridicité, les romans évitent toutefois une approche trop didactique, en s’appuyant sur une question que les jeunes protagonistes permettent de mettre en récit : que cela signifie-t-il aujourd’hui d’être Amérindien ?

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