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Collectivité et individu dans la réécriture de Judith

Florence Bernard
Article dans les actes d'un colloque
Giraudoux Européen de l’Entre-deux-guerres, Cahiers Jean Giraudoux, n°36
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Sylviane Coyault
Editeur: 
Presses universitaires Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand
2008
p. 209-223
n° ISBN: 
978-2845163768

La légende de Judith fait partie des épisodes de l’Ancien Testament les plus souvent portés à la scène. Lorsque Jean Giraudoux s’attelle à sa réécriture du livre biblique en 1931, il n’ignore pas que, neuf ans auparavant, Henry Bernstein a transposé à la scène la même histoire. La comparaison de ces pièces écrites durant l’entre-deux guerres nous permet de mettre en lumière la singularité de l’auteur d’Amphitryon 38. La réduction qu’opèrent les deux dramaturges sur les paramètres de l’œuvre source est révélatrice de la lecture qu’ils en font. L’humanisation qu’ils exercent sur les principaux personnages apparaît comme un signe de la modernité de leur travail et confère une nature tragique à leurs intrigues respectives.

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