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Quand le corps dit la liberté. Réflexions sur Marivaux et Rousseau

Mathieu Brunet
Article dans les actes d'un colloque
Corps et interprétation (XVIe – XVIIIe s.)
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Clotilde Thouret et Lise Wajeman
Editeur: 
Brill Rodopi, Amsterdam et New York
2012
p. 107-117
n° ISBN: 
9789042035256

L’interprétation n’aurait-elle pas besoin des émotions ? Ce livre répond à cette question par une série d’études sur l’articulation entre l’expérience esthétique et l’activité herméneutique dans des œuvres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Si le corps et l’interprétation ont longtemps été placés dans un rapport d’exclusion, une partie de la pensée philosophique et critique a récemment proposé de repenser une continuité entre la réception sensible et l’élaboration du sens. La période qui s’étend de la Renaissance aux Lumières nous aide à le faire, parce qu’avant l’autonomisation de la sphère esthétique, une œuvre ou une pratique esthétique ne sont jamais pensées hors de leurs effets sur leurs destinataires. Les études réunies dans ce volume invitent à repenser en profondeur l’expérience esthétique, qui se reformule plus exactement en relation esthétique : l’objet à interpréter n’est pas tant l’œuvre que la réaction, l’affection, du corps face à l’œuvre, ou la relation que le lecteur/spectateur établit avec l’œuvre. C’est en fonction de cette interprétation seconde que l’on pourra décider du sens – ou de l’un des sens possibles – de l’œuvre. On voit ainsi apparaître des manières différentes d’engager l’expérience sensible dans l’interprétation, ce qui nous importe à la fois comme pédagogues, dans nos pratiques de transmissions, comme chercheurs, pour comprendre comment opère l’élaboration du sens, mais aussi comme spectateurs, dans l’appréhension des œuvres d’art qui nous entourent.

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