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Mobilités de l’œuvre : exils, errances et retours

Catherine Mazauric
Article dans une revue
Études littéraires africaines n° 45
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Anthony Mangeon
Editeur: 
Université de Lorraine, Metz
2018
p. 29-49
n° ISBN: 
0769-4563

Henri Lopes, lectures façon façon-là

Résumé de l'article : Dans l’œuvre du romancier congolais Henri Lopes, partir, c’est se faire autre : les mobilités spatiales s’y conjuguent à une essentielle plasticité identitaire faisant de l’enquête rétrospective la forme privilégiée de l’intrigue romanesque et problématisant le travail de l’écriture au travers de personnages d’écrivains métis. À travers des êtres de plusieurs vies et de multiples appartenances en proie à l’« enracinerrance », figures ubiquitaires tout à la fois ancrées « au Pays » et désancrées, l’œuvre lopésienne ne cesse de déplacer et fluidifier les catégories à travers lesquelles sont ordinairement inventoriées tant les formes et situations de déplacement (voyage, exil, migration, immigration, errance, retour, etc.) que les lieux entre lesquels elles se jouent, les tonalités affectives qui leur sont associées et les écritures qui en rendent compte. Le paysage intérieur sur fond duquel elle se déploie, formé des méandres du fleuve, de l’île et de la rive, étant lui-même mobile, elle conjoint le mouvement à une forme de stabilité, l’élan à une possibilité de réassurance constamment maintenue. Cet article pose que la séduction qui en émane tient ainsi à sa propension à solliciter les zones intermédiaires du psychisme, celles où s’élaborent les possibles de l’aventure humaine.

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