- Political songs
- Chanson politique
- Tradition orale -- France
- Chanson italienne
- Chanson française
- Analyse du discours
- Cantologie
Résumé :
Ce chapitre interroge l’application des théories cantologiques italiennes au domaine conceptuel et critique francophone. Tandis que la recherche française tend à distinguer les œuvres selon des critères techniques et temporels liés à l'avènement de l'enregistrement (la « chanson médiate »), la tradition critique transalpine (notamment issue des travaux de Cesare Bermani et Luigi Ottaiano) sépare la canzone popolare (chant traditionnel, anonyme, collectif et ritualisé) de la canzone popolaresca (chanson urbaine, commerciale et figée). L’auteur analyse comment ces catégories théoriques permettent de dépasser la simple approche esthétique pour révéler la portée éminemment politique du chanté. À travers l'étude d'une « praxis énonciative » spécifique, il démontre que la chanson contemporaine, bien qu'ancrée dans des logiques marchandes et globales, réactive régulièrement en son sein des « îlots de Chant » à fonction collective et communautaire (du rap au rock, jusqu’aux dynamiques virales des réseaux sociaux). En mobilisant cette mémoire discursive et l'implication participative du public, l'activité de chanter s'affirme comme un puissant vecteur d’intentionnalités politiques et de ritualisation du quotidien.
Accéder au document