Prélude à la mort d'une chienne.
Une lecture critique de la bibliothèque personnelle de Milan Kundera »), trad. Laura Angeloni, Kundera without Kundera, par Alessandro Catalano et Alessandro Metlica.
Résumé : La découverte de la bibliothèque personnelle de Milan Kundera est l’occasion de renouveler l’interprétation de la dernière partie de L’Insoutenable Légèreté de l’être avec l’appui de quatre références, qui fonctionnent comme un prélude aux réflexions du narrateur sur le rapport de l’homme aux autres animaux. La mort de Karénine peut se lire avec l’écho de celles de Febo, Step, Bessy et Taïaut, chez Curzio Malaparte, Witold Gombrowicz, Louis-Ferdinand Céline et Jean Grenier. L’amour qu’un homme porte à son chien « scandalise » mais il est susceptible de donner une leçon de compassion. Elle est formulée par des procédés stylistiques identifiés dans la prose de Kundera, qui permettent d’envisager un lyrique romanesque affranchi de l’illusion lyrique et d’une idéalisation de la nature.