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" Un objet rencontre une image, un objet rencontre son nom. Il arrive que l'image et le nom de cet objet se rencontrent " (Magritte): Jean Arrouye dirait que la sémiologie de l'art est cette " transaction " qui prépare et réalise cette rencontre. C'est un entremetteur, pour la bonne cause. Et ce qu'il approche, il doit le transfigurer pour pouvoir dire puisque " la difficulté propre à la peinture (par exemple) est évidemment que celle-ci n'est pas de même ordre que la langue ". Ces études offertes à Jean Arrouye sont un hommage qui lui est rendu. Mais elles ont préféré l'esprit de l'hommage à sa lettre. Autant de textes, autant de conversations et de dialogues imaginaires poursuivis autour de la gageure de parler de l'image, de l'uvre d'art, du sensible. Gageure dont Jean Arrouye a fait son territoire et dont il se joue avec malice, en finesse. Sans biaiser, à coup sûr, mais avec patience parce que le mot ne peut remplacer terme à terme le regard et qu'il doit dès lors plutôt l'accompagner.