Dans les années vingt, la question des Réparations (Dette de l’Allemagne), l’inflation et l’influence du capitalisme américain perturbent le rétablissement de l’Europe, dans un climat pourtant favorable, avec l’installation de la SDN à Genève et les débuts de la construction européenne. C’est dans ce contexte que des écrivains, proches des milieux de la NRF, s’emparent des dossiers économiques, dans le but de revitaliser la notion de libre-échange. Des écrivains tels Paul Claudel, Paul Morand, Paul Valéry, Pierre Mac Orlan, Pierre Drieu la Rochelle, Jacques Rivière, Albert Thibaudet, conçoivent le libre-échange comme une source de prospérité générale mais leurs conceptions inventent en même temps des principes de solidarité entre les nations. C’est ce passage du libre-échange à la solidarité que l’article de Gil Charbonnier analyse.