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Auteurs / Autrices :
Crystel Pinçonnat
Nbre ou N° pages :
268 p.
Editeur :
Presses Universitaires d’Aix-Marseille
Année :
2017
Type de production :
Direction d'ouvrage
n° ISBN :
9791032001080

En collaboration avec Alexis Nouss et Fridrun Rinner.

Difficile de définir la notion de littérature migrante. Sous l’angle de la traduction, la catégorie devient pourtant plus identifiable. Les littératures migrantes ont pour principale caractéristique de produire une vaste translation culturelle d’un champ à l’autre, soit que l’écrivain ait adopté la langue du pays d’accueil et opère lui-même le processus de transfert, soit qu’il écrive encore dans sa langue d’écriture première et que ce travail appartienne au traducteur. Comment dès lors, écrivain ou traducteur, traduisent-ils à destination d’un lectorat qui les ignore ou ne les reconnaîtra pas des références culturelles, des accents ou autres distorsions phonétiques, voire des éléments relevant de codes minorisés ? Si l’écrivain allophone peut avoir recours à des pratiques translinguistiques massives dans son texte, le traducteur dispose-t-il, dans sa pratique, d’une même liberté ? Ce sont là quelques-unes des interrogations auxquelles le volume se propose de répondre.
Pour ce faire, trois questionnements sondent la République mondiale des Lettres, dans une progession allant du plus au moins subjectif. La première partie, « Constructions identitaires », s’attache aux processus d’élaboration de soi entre individuel et collectif. La deuxième partie traite des « Stratégies d’écriture » comme autant de mécanismes scripturaires spécifiques mis à jour. « Circulation des textes », enfin, invite à la traversée de vastes espaces littéraires transnationaux.

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