Sous la direction de Adrien Lauba, Damien Salles, Christine Baron
Diplomate littérateur, protégé par Philippe Berthelot et proche des « poètes du Quai » (Giraudoux, Claudel et Leger), Paul Morand a assisté, dans la coulisse, à l’élaboration du traité de Versailles. Sa vision du traité est, de manière inédite, l’une de ses principales sources d’inspiration durant l’entre-deux-guerres et même au-delà. Elle apparaît dans ses poèmes, ses romans et recueils de nouvelles comme L’Europe galante. Le traité est pour lui une rupture de civilisation prolongeant la « crise de l’esprit » décrite par Valéry. Son œuvre permet ainsi de repenser les conséquences du traité. Elle rejoint également les théories critiques du droit qui voient dans la pratique du droit international un système de domination reposant sur des processus de nivellement culturel.