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Auteurs / Autrices :
Directeur(s) / Directrice(s) de l'ouvrage :
Vassiliki Lalagianni, Arzu Etensel Ildem
Nbre ou N° pages :
p. 467-482
Année :
2025
Revue, Collection, Ouvrage collectif :
Neohelicon vol. 52, n°2 (décembre 2025)
Type de production :
Article dans une revue
n° ISBN (ou ISSN) :
1588-2810

https://www.doi.org/10.1007/s11059-025-00804-w

L’article porte sur l’essai autobiographique La Voix d’une rebelle (2020) de Fatoumata Fathy Sidibé et sur le triptyque autosociobiographique d’Aya Cissoko composé de Danbé (2011, avec Marie Desplechin), N’ba (2016) et Au nom de tous les tiens (2022). Les deux autrices, l’une belge, l’autre française, partagent des origines maliennes. F. F. Sidibé s’est établie en Belgique dans sa jeunesse, tandis que le contexte d’écriture d’Aya Cissoko procède de la postmigration. Le substrat autobiographique des récits est d’abord examiné sous l’angle de la transmission. Qu’elle soit intergénérationnelle ou comporte des ruptures, celle-ci interroge la formation d’un « Nous ». Le potentiel réparateur de ces récits est ensuite abordé dans ses dimensions linguistique et littéraire, à travers la forme du récit de filiation et en questionnant leur parenté avec les récits de transclasse. Leur contribution au débat public en Europe est enfin envisagée : à travers la promotion de valeurs humanistes, la défense de l’émancipation des femmes, la lutte antiraciste, mais aussi la déconstruction du cadrage-même de ce débat et l’élaboration d’un contre-récit qui contrecarre l’invisibilisation des émigrés/immigrés ouest-africains et de leurs descendants.