Cette page ambitionne d'identifier les images en lien avec le programme de littérature comparée pour l’agrégation de Lettres modernes 2026-2027 et de rassembler des ressources à leur sujet. Les œuvres disponibles dans la base de données Utpictura sont convoquées automatiquement.
Nous utilisons les éditions de référence pour le concours. En ligne :
- André Breton, Nadja [1928, éd. revue et augmentée, 1963], Gallimard, « Folio », 1972 (désormais NA)
- Winfried Georg Sebald, Vertiges [Schwindel. Gefühle, 1990], trad. de l’allemand par Patrick Charbonneau, Arles, Actes sud, « Babel », 2012 (désormais V)
- Virginia Woolf, Orlando [Orlando : A Biography, 1928], trad. et éd. de Jacques Aubert, Gallimard, « Folio classique », 2018 (désormais OR).
Les noms des auteurs peuvent être abrégés : VW, AB, WGS.
Les indications qui accompagnent les images dans les œuvres sont citées entre guillemets. Les éléments complémentaires sont donnés entre crochets.
Virginia Woolf, Orlando: a Biography
Nous renvoyons notamment aux ressources fournies par le site de la Virginia Woolf Society sur la page « Illustrations in the first edition of Orlando: a Biography », Sheila M. Wilkinson, Stuart N. Clarke & VWSGB 2001, 2018. En ligne.
Voir aussi :
« A Note on the Illustrations » in Orlando, edited by Brenda Lyons with an Introduction and Notes by Sandra M. Gilbert (Penguin Books, 1993), pp. xlvii-xlix
Clarke, Stuart Nelson, « Appendix D: The Illustrations » in Orlando: The Original Holograph Draft, transcribed and edited by Stuart N. Clarke (S. N. Clarke, 1993), pp. 35-36.
Woolf, Virginia, A Change of Perspective : The Letters of Virginia Woolf, vol. III : 1923-1928, The Hogarth Press, 1977
Jaquette de l'édition originale anglaise d'Orlando, Hogarth Press, 1928
Portrait allégorique, vers 1570, autrefois au Worthing Museum & Art Gallery. Voir les précisions sur le site de la V. W. Society qui, sans donner de reproduction, signale que ce tableau a été détruit pendant la guerre et qui renvoie à J. H. Stape, « “The Man at Worthing” and the Author of “the Most Insipid Verse She Had Ever Read”: Two Allusions in Orlando », Virginia Woolf Miscellany, No. 50 (Fall 1997), pp. 5-6.
Voir en ligne une reproduction mais attention il ne s'agit pas de la couverture [cover] mais bien de la jaquette amovible [dust Jacket] qui protège le volume, doté d'une reliure en tissu: reproduction. Dans sa correspondance, VW identifie l’homme comme « Thomas Sackville, Baron Buckhurst and Earl of Dorset », le 1er comte de Dorset (voir Reviron-Piégay, Floriane, « Les apories de la référentialité dans Orlando : A Biography de Virginia Woolf, in L’Atelier. Référence et référentialité (2) n°11, 2019, § 14 ; en ligne).
« Orlando enfant [Orlando as a Boy] »
[p. 28, en position de frontispice, page de gauche juste avant la préface ; reproduction en noir et blanc de la partie droite du tableau « The Two Sons of Edward, 4th Earl of Dorset », huile sur toile, Cornelius Nuie, Lord Sackville’s private apartments, Knole [vers 1637 ?]. Ce détail représente Edward, le second fils du comte ; Richard, le frère aîné, ne figure pas dans la reproduction parce qu’il a été coupé mais il est représenté dans un autre tableau, utilisé comme image n° 4 ; voir l’ouvrage de V. Sackville-West, Knole and the Sackvilles, Doran, [1922?], p. 106. VW avait visité le château de Knole avec Vita pour repérer des portraits utilisables pour Orlando dès le début de la rédaction (Lettre du 28 octobre 1927). Trois tableaux ont de fait été utilisés pour les images n° 1, n° 3 et n° 4].
« La Princesse Russe enfant [The Russian Princess as a Child] »
[p. 66. Photographie d’Angelica Bell par Vanessa Bell ; V. Woolf avait évoqué dans une lettre à Vita Sackville-West une première personne susceptible de poser déguisée pour cette photo (Lettre du 30 octobre 1927) avant de demander à sa sœur de photographier sa fille, âgée de neuf ans].
« L'Archiduchesse Harriet [The Archduchess Harriet] »
[p. 128. Mary, 4e comtesse de Dorset, Marcus Gheeraerts, Lord Sackville’s private apartments, Knole. Le lien entre ce personnage, qui s’avère être l’archiduc Harry au chapitre IV, et Henry Lascelles, ancien prétendant de Vita, passe aussi par cette image, dont VW parle comme de « Lord Lascelles picture » (Lettre du 17 juin 1928)].
« Orlando en ambassadeur [Orlando as Ambassador] »
[p. 137. Reproduction en noir et blanc du tableau : Richard Sackville, 5e comte de Dorset (1622–1677), Robert Walker (précédemment attribué à Gilbert Soest), Knole collection (attention, l’identification de l’image dans l’édition de la Pléiade/Folio est erronée, qui renvoie à Lionel Sackville, 1er Duc du Dorset). Une reproduction en couleurs du tableau est visible en ligne].
« Orlando à son retour en Angleterre [Orlando on her return to England] »
[p. 169. Vita Sackville-West, photographie du studio Lenare (OR p. 26 ; photo prise à l’époque du Hawthornden Prize, que Vita avait obtenu pour The Land en 1926 (Clarke, p. 35))].
« Orlando vers 1840 [Orlando about the year 1840] »
[p. 253. Vita Sackville-West, photographie par Vanessa Bell et Duncan Grant, nov. 1927].
« Marmaduke Bonthrop Shelmerdine, esquire [Marmaduke Bonthrop Shelmerdine, Esquire »
[p. 270. Portrait d’un homme non identifié, c. 1820, artiste non identifié, Nigel Nicolson’s private collection, Sissinghurst].
« Orlando au temps présent [Orlando at the present time] »
[p. 322. Vita Sackville-West à Long Barn, photographie de Leonard Woolf ?. Dernière image, dernière photographie : « It has now become essential to have a photograph of Orlando in country clothes in a wood », Lettre [du 27] avril 1928].
André Breton, Nadja
Nous renvoyons, outre l’édition du programme, à André Breton, Œuvres Complètes, Tome I, Marguerite Bonnet dir., Paris, éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1988.
Les indications de page entre parenthèses après les citations appartiennent aux légendes des images dans l’édition et correspondent aux références de l’occurrence dans cette même édition.
- [Couverture : reproduction en couleurs d’un dessin et collage de Léona Delcourt, à partir de la 1ere édition de poche, 1972 ; dessin utilisé en NB, P144 n°33]
- [p. 23] « Je prendrai pour point de départ l’hôtel des Grands Hommes… (p. 24) » [photographie de Jacques-André Boiffard ; Hôtel des Grands Hommes, place du Panthéon, Paris 5e (rive gauche de la Seine), où AB et Ph. Soupault ont rédigé Les Champs magnétiques ; voir encore p. 31 ; Boiffard a pris d’autres photos la même année, sans statue, sans fenêtres ouvertes : en ligne]
- [p. 25] « Manoir d’Ango, le colombier… p. 24 » [remplace dans l’éd. de 1963 une 1ere image, de la loggia et la cour du château, voir OC I 1541 et en ligne, n° 4]
- [p. 27] « (Photo Coll. Georges Sirot) Si je dis qu’à Paris la statue d’Étienne Dolet, place Maubert, m’a toujours tout ensemble attiré et causé un insupportable malaise… (p. 26) » [Étienne Dolet, imprimeur, fut condamné à mort et brûlé en 1546, place Maubert, Paris 5e ; statue érigée en 1889 sur la place ; fondue pendant l’Occupation. Cette photo semble remplacer une carte postale de cette statue. En ligne, n° 5]
- [p. 28] « (Photo Man Ray) Paul Éluard… (p. 29) »
- [p. 30] « (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard) Les mots : BOIS-CHARBONS… (p. 29) »
- [p. 32] « (Photo Man Ray) Quelques jours plus tard, Benjamin Péret était là… (p. 33) »
- [p. 34] « Photo Man Ray) Je revois maintenant Robert Desnos… (p. 35) » [cadrage de plusieurs clichés d’une planche contact]
- [p. 37] « (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard) Non : pas même la très belle et très inutile Porte Saint-Denis… (p. 38) » [Arc de triomphe en l’honneur de Louis XIV (1673) dans l’enceinte médiévale de Paris ; toujours en place, Paris 10e ; rive droite, voir aussi la Porte Saint-Martin (1674)]
- [p. 39] « Ce film, de beaucoup celui qui m’a le plus frappé… (p. 38) » [Programme du film L’Étreinte de la pieuvre : 5e épisode. Ce « serial photoplay » muet américain (intitulé The Trail of the Octopus) était sorti épisodes hebdomadaires d’une trentaine de mn en 1919] ; voir le 1er épisode : en ligne]
- [p. 41] « À propos du Théâtre Moderne… (p. 43) » [Lettre manuscrite de L. Mazeau à Breton à propos du Théâtre Moderne]
- [p. 42] « À propos du Théâtre Moderne… (p. 43) » [verso de la lettre]
- [p. 50] « (photo Henri Manuel) L’enfant de tout à l’heure entre sans dire mot… (p. 51) » [Photo de plateau des Détraquées de Pierre Palau, crée en 1921 avec Blanche Derval]
- [p. 56] « (Photo Henri Manuel) Blanche Derval… (p. 55) » [sans doute tiré du même document que la précédente]
- [p. 60] « Comme je m’étais rendu au "marché aux puces" de Saint-Ouen… (p. 62) »
- [p. 61] « Pervers enfin comme cette sorte de demi-cylindre blanc irrégulier… (p. 62) » [sur le doc original, on voit que cet objet est en trois dimensions, dans un étui comme un instrument : en ligne ; dans une lettre, AB en parle comme de « l’objet blanc en écrin » (OC I 1505)].
- [p. 66] « Gant de femme aussi… (p. 65) » [ « Gant de femme », bronze ayant appartenu à Lise Deharme, aujourd’hui dans la collection AB : en ligne ; AB se serait retiré au manoir d’Ango, à Varengeville, pour sa proximité avec le « manoir de Mordal » (nom d’une falaise toute proche) à Pourville occupé par Lise Meyer (future Lise Deharme), inaccessible « dame au gant » dont il s’est épris vers le début de 1925 (OC I 1504). AB lui écrit quand il arrive à la fin de NA et envisage des reproductions, en lui demandant de l’autoriser à faire photographier (lettre du 16/09/2027 OC I 1505).
- [p. 70] « (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard) La librairie de L’Humanité… (p. 71) » [la séq. 32 de Poisson soluble a pour titre « L’année des chapeaux rouges »]
- [p. 87] « À la Nouvelle France… (p. 87) » [devanture du restaurant]
- [p. 91] « Mme Sacco, voyante, 3, rue des Usines… (p. 93) » [voir note p. 93]
- [p. 95] « Nous nous faisons servir dehors par le marchand de vins… (p. 94) » [Place Dauphine, Photo Jacques-André Boiffard : en ligne]
- [p. 99] « Devant nous fuse un jet d’eau dont elle paraît suivre la courbe… (p. 100) » [Photo Jacques-André Boiffard : en ligne]
- [p. 101] « En tête du troisième des Dialogues entre Hylas et Philonous… (p. 102) » [Détail de la 1ere page du troisième dialogue de Berkeley, avec vignette gravée, tirée de Dialogues entre Hylas et Philonous dont le but est de démontrer clairement la réalité & la perfection…, Amsterdam, 1751, in 12 ; toutes les éditions ne comportent pas cette image. L’édition originale anglaise est de 1713]
- [p. 111] « La Profanation de l’Hostie… (p. 109) » [détail de « Le Miracle de l’hostie profanée », prédelle de Paolo Uccello, 1465-69, Urbino ; sur cette légende antisémite et l’œuvre entière : en ligne ; la repro de 1928 était plus centrée sur les personnages : en ligne, n° 21]
- [p. 112] « Je viens précisément de m’occuper de cette époque… (p. 111) » [Planche pédagogique de la série « Histoire de la France »]
- [p. 119] « (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard) CAMÉES DURS… (p. 120) »
- [p. 121] « (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard) Boulevard Magenta devant le "Sphinx-Hôtel"… (p. 122) » [Enseigne de l’hôtel, Bd Magenta, Paris : https://www.centrepompidou.fr/en/ressources/oeuvre/c57adg
- [p. 123] « À l’exception du masque rectangulaire dont elle ne peut rien dire… (p. 124) » [« L’Attente – L’Envie – L’Amour – L’Argent », dessin de Léona Delcourt]
- [p. 129] « Ses yeux de fougère… (p. 130) » [photomontage d’André Breton d’après une photo de Léona Delcourt, à présent disponible : en ligne ; AJOUT 1963]
- [p. 131] « Là, tout en haut du château dans la tour de droite… (p. 132) » [château de Saint-Germain-en-Laye]
- [p. 139] « "La Fleur des amants"… (p. 138) » [dessin de Léona Delcourt]
- [p. 141] « Un portrait symbolique d’elle et de moi… (p. 140) » [dessin de Léona Delcourt]
- [p. 142] « Le rêve du chat… (p. 140) » [dessin et collage de Léona Delcourt]
- [p. 144] « De manière à pouvoir varier l’inclinaison de la tête… (p. 143) » [dessin et collage de Léona Delcourt]
- [p. 145] « Dessins de Nadja… (p. 143) » [« Qu’est-elle ? » ; « Le salut du diable », dessins de Léona Delcourt]
- [p. 147] « Un vrai bouclier d’Achille… (p. 146) » [dessin de Léona Delcourt]
- [p. 148] « Au dos de la carte postale… (p. 146) » [dessin de Léona Delcourt]
- [p. 150] « Le clou et la corde extérieurs au personnage qui m’ont toujours intrigué… (p. 149) » [Le Joueur de guitare, tableau de Georges Braque, 1914 ; en ligne]
- [p. 151] « L’Angoissant Voyage, ou l’Enigme de la Fatalité (p. 149) » [toile triangulaire de Giorgio de Chirico, 1914, Kunstmuseum Basel, Bâle ; attention, beaucoup de reproductions en ligne de versions différentes du tableau, Chirico s’étant lui-même copié à maintes reprises par la suite]
- [p. 152] « "Tiens, Chimène ! "… (p. 149) » [Masque de Nouvelle-Bretagne, Papouasie Nouvelle-Guinée, coll. Breton ?]
- [p. 153] « Mais les hommes n’en sauront rien (p. 149) » [toile de Max Ernst, 1923 ; d’après l’Atelier André Breton, ancienne collection d'André Breton, Paris (don de l'artiste, sd) ; ventes diverses avant achat par la Tate Gallery, Londres (1960) ; en ligne]
- [p. 154] « "Je t’aime, je t’aime."… p. 149) » [Statue-fétiche de l’Île de Pâques, coll. Breton ?]
- [p. 156] « L’affiche lumineuse de "Mazda" sur les grands boulevards… (p. 155) » [Affiche publicitaire pour l’ampoule Mazda] (Photo J-[acques]-A[ndré] Boiffard)
- [p. 162] « (Photo Henri Manuel) Comme le professeur Claude à Sainte-Anne… (p. 162) »
- [p. 163] « "L’Âme du Blé" (dessin de Nadja) » [dessin de Léona Delcourt]
- [p. 172] « (Photo André Bouin, 1962) Le buste de Becque, place Villiers (p. 171) » [AJOUT 1963]
- [p. 174] « (Photo d’Henri Manuel) J’envie (c’est une façon de parler) tout homme qui a le temps de préparer quelque chose comme un livre… (p. 173) » [Portrait d’André Breton]
- [p. 178] « (Photo Pablo Volta, 1959) Au musée Grévin… (p. 179) » [statue de cire du musée Grévin ; AJOUT 1963] ; « Portrait oblique de Nadja » (Jean Arrouye, « La Photographie dans Nadja », Mélusine, N°4, p. 141)
- [p. 181] « (Photo Valentine Hugo) Une vaste plaque indicatrice bleu ciel… (p. 182) » [Entrée du restaurant « Sous les Aubes », île de la Barthelasse, Avignon, 1932 ; AJOUT 1963, voir OC I 1559 et en ligne]
Table des matières
Vertiges biographiques (textes et images)
Vertiges des textes et des images ?
Vertiges du document photographique (Breton, Woolf, Sebald)
« Machiner » les phototextes ? (Nadja de Breton, Orlando de Woolf et Vertiges de Sebald)
« De quoi Orlando serait-il la biographie ? »
Travail du négatif : Nadja et ses photographies
Ressources sur les images du corpus