Giraudoux critique, essayiste et témoin de son temps
En co-direction avec Mireille Brémond et Anne-Marie Prévot.
Actes du colloque organisé à Aix-Marseille Université en février 2016.
En co-direction avec Mireille Brémond et Anne-Marie Prévot.
Actes du colloque organisé à Aix-Marseille Université en février 2016.
Dans ce texte de 1930 publié par les éditions de la Roseraie et qui contient des illustrations de Chas Laborde, le regard porté par Giraudoux sur les réalités berlinoises de l’époque n’est pas un regard de reporter, mais d’artiste. Les réalités de la capitale allemande ne sont pas éludées, mais la structure du texte et l’usage des images témoignent du désir de créer un texte qui soit avant tout artistique, et non informatif.
Si, dans Pleins Pouvoirs, l’usage que fait l’écrivain du terme « race » pour parler des Français peut sembler à certains moments se rapprocher d’une conception « biologique » de la notion, c’est parce que ce texte fait apparaître une perception obsédante de l’individu en tant que corps. Et cette obsession est elle-même liée au traumatisme de la première guerre mondiale.
Lors du premier conflit mondial, les États ont manifesté une telle barbarie que la coopération des cultures, aux yeux de Romain Rolland, est seule capable de faire émerger une nouvelle humanité. Les nombreuses correspondances entre l’écrivain et ses amis indiens, ses études consacrées à Ramakrishna et Vivekananda, les visites dans sa villa de Villeneuve en Suisse, d’hôtes prestigieux tels Tagore et Gandhi, constituent les conditions idéales d’un échange – sans équivalent dans l’histoire...
Notices : « Alain-Fournier », « Allemagne », « Aragon », « Barrès », « Berlin », « Culture/civilisation », « Ecole Normale Supérieure », « Fantaisie », « Fin de Siegfried », « Fugues sur Siegfried », « Gallimard », « Goethe », « Grasset », « Heine », « Hoffmann », « Idéal », « Intermezzo...
En collaboration avec Alexis Nouss et Fridrun Rinner.
Difficile de définir la notion de littérature migrante. Sous l’angle de la traduction, la catégorie devient pourtant plus identifiable. Les littératures migrantes ont pour principale caractéristique de produire une vaste translation culturelle d’un champ à l’autre, soit que l’écrivain ait adopté la langue du pays d’accueil et opère lui-même le processus de transfert, soit qu’il écrive encore dans sa langue d’écriture première et...